Chaque année, près de 15 000 étudiants belges choisissent la France pour poursuivre leurs études. Ce chiffre, en nette progression, soulève une question : qu’est-ce qui motive ces jeunes à traverser la frontière pour étudier chez nous ?
Les différences de système éducatif, les opportunités spécifiques offertes par les universités françaises, ou encore la richesse culturelle de l’Hexagone sont autant de facteurs qui entrent en jeu. Cette décision n’est pas sans conséquences et nécessite une préparation minutieuse pour s’adapter à un nouvel environnement académique et social.
Retour sur les raisons de cet engouement et les enjeux rencontrés par ces étudiants belges en France.
Étudier en France depuis la Belgique : démarches selon votre situation
La France accueille chaque année de nombreux étudiants belges et résidents en Belgique. L’accès aux études supérieures françaises dépend de votre nationalité et du niveau de formation visé. Voici un guide clair pour comprendre la procédure à suivre.
Étudiants belges, citoyens de l’UE/EEE/Suisse
Première année de licence (L1)
- Inscription obligatoire sur Parcoursup : généralement de mi-janvier à mi-mars
- Pas de visa requis
- Diplôme requis : certificat d’enseignement secondaire supérieur belge (CESS)
Autres niveaux (L2, L3, Master, Doctorat)
- Candidature directe auprès des établissements français
- Pas besoin de passer par Campus France
Avantages
- Les étudiants belges bénéficient des mêmes droits d’accès que les étudiants français aux universités et écoles publiques
- Conditions d’admission similaires pour les titulaires du CESS
Étudiants non-européens résidant en Belgique
Inscription selon la nationalité
- Procédure Études en France via Campus France obligatoire si votre nationalité y est soumise
- Candidature directe pour les nationalités non concernées par la procédure
Visa étudiant
- Visa long séjour étudiant requis pour les ressortissants hors UE/EEE/Suisse
- À demander via le portail France-Visas après acceptation dans un établissement français
Documents généralement requis
Document |
Utilité |
|---|---|
Diplôme de fin d’études secondaires |
Vérification de l’éligibilité |
Relevés de notes |
Évaluation académique |
Preuve de niveau de français |
Parfois demandé selon la formation |
Lettre de motivation / CV |
Requis pour la plupart des candidatures |
Résumé des démarches selon le profil
Profil |
L1 |
Autres niveaux |
Visa requis |
|---|---|---|---|
Citoyen belge/UE |
Parcoursup |
Candidature directe |
Non |
Non-UE résidant en Belgique |
Selon nationalité : Campus France ou directe |
Idem |
Oui |
Ressources utiles
- Parcoursup : pour les candidatures en première année
- Campus France : informations générales et procédure Études en France
- France-Visas : demande de visa étudiant
Grâce à la proximité et aux accords entre les systèmes éducatifs, les étudiants belges peuvent facilement accéder aux formations supérieures en France, dans des conditions équivalentes à celles des étudiants français.
Inscription des étudiants européens : une procédure simplifiée
Pour les étudiants issus de pays européens tels que l’Allemagne, l’Espagne ou encore la Suède, l’inscription dans l’enseignement supérieur en France s’effectue via la plateforme Parcoursup. Cette procédure, ouverte entre fin décembre et mi-mars chaque année, permet aux étudiants de formuler leurs vœux d’inscription dans les établissements français. Les pays concernés englobent également la Belgique, la Grèce et le Royaume-Uni, entre autres.
Les étudiants européens bénéficient d’une procédure simplifiée, leur permettant de postuler directement aux universités françaises sans avoir à passer par des démarches administratives complexes. Cette facilité d’accès s’inscrit dans un cadre de coopération et de mobilité académique au sein de l’Europe. Les étudiants peuvent ainsi se concentrer sur leur projet académique sans se soucier de lourdeurs administratives.
Procédures pour différents niveaux d’études
Pour les candidats à la première année de licence, la procédure dépend du type de diplôme obtenu. Les titulaires d’un baccalauréat français ou européen doivent suivre la procédure Parcoursup, tandis que ceux possédant un autre diplôme doivent réaliser une DAP et suivre la procédure Études en France. Ces démarches visent à harmoniser l’accès aux études supérieures en France pour tous les étudiants internationaux.
Pour ceux qui souhaitent intégrer la deuxième ou troisième année de licence, ou un master, la procédure Études en France reste incontournable. Cette démarche garantit une évaluation rigoureuse des candidatures et facilite l’intégration des étudiants dans le système universitaire français. Les étudiants doivent également obtenir un visa étudiant, condition sine qua non pour leur séjour en France.
Vivre en France : une expérience enrichissante pour les Belges
Pour les étudiants belges qui choisissent de poursuivre leurs études en France, l’expérience va bien au-delà des salles de classe. La richesse culturelle et historique de la France offre une opportunité unique d’élargir ses horizons. Les étudiants peuvent profiter des musées, des monuments historiques et des événements culturels qui jalonnent le pays. La proximité géographique avec la Belgique facilite les allers-retours, permettant de maintenir des liens étroits avec leur pays d’origine tout en s’immergeant dans un nouvel environnement.
En ce qui concerne le logement, les étudiants belges peuvent bénéficier de diverses options, allant des résidences universitaires aux appartements en colocation. Les résidences universitaires sont souvent abordables et permettent de rencontrer d’autres étudiants internationaux, favorisant ainsi les échanges culturels. Pour ceux qui préfèrent plus d’indépendance, la colocation est une option populaire, offrant une immersion totale dans la vie quotidienne française. Il est conseillé de commencer les recherches de logement bien avant le début de l’année académique pour trouver le meilleur rapport qualité-prix.
L’intégration dans la vie étudiante française est facilitée par un grand nombre d’activités et d’associations. Les universités françaises proposent souvent des clubs et des associations qui couvrent une variété d’intérêts, des sports aux arts en passant par les débats académiques. Ces structures permettent aux étudiants belges de se faire des amis et de s’engager activement dans la communauté universitaire. Participer à ces activités est un excellent moyen de perfectionner son français et de mieux comprendre la culture locale.
Maîtriser le français : une clé pour étudier en France ?
Pour ceux qui envisagent de poursuivre leurs études en France, une bonne maîtrise du français est essentielle. Les institutions académiques françaises exigent souvent des preuves de compétence linguistique. Ainsi, des tests de langue comme le TCF, DELF ou DALF peuvent être exigés pour s’assurer que les étudiants internationaux peuvent suivre les cours et participer activement aux discussions.
Une fois admis dans une université française, les démarches administratives ne s’arrêtent pas là. Selon votre nationalité, vous devrez peut-être demander un visa ou une carte de séjour étudiant, selon votre statut de citoyen européen ou non. Ces documents sont cruciaux pour garantir votre séjour légal en France pendant vos études.
Les étudiants européens bénéficient généralement de procédures simplifiées, tandis que les non-européens doivent se familiariser avec les exigences spécifiques. Il faut se préparer à ces démarches administratives pour éviter tout retard ou complication. Pour tout dire, bien comprendre ces étapes est essentiel pour une intégration réussie dans le système éducatif français.
Émilie (Namur) « En Belgique, je gagnais environ 2070 euros nets par mois »
Je suis Émilie, et après avoir travaillé comme infirmière en Belgique pendant six ans, j’ai décidé de tenter ma chance en France. À Limoges, j’ai constaté que le marché de l’emploi pour les infirmières est assez compétitif. Les contrats à durée indéterminée sont rares, et beaucoup de mes collègues se retrouvent à enchaîner les contrats à durée déterminée. Cela peut être frustrant, surtout quand on cherche une certaine stabilité professionnelle.
En Belgique, je gagnais environ 2070 euros nets par mois pour 38 heures de travail hebdomadaire, avec un week-end sur trois travaillé. Ici, en France, les conditions salariales ne sont pas très différentes, mais ce qui change, c’est la disponibilité des postes permanents. J’ai souvent entendu parler de remplacements fréquents, ce qui est un réel enjeu pour ceux qui, comme moi, cherchent à s’installer durablement.
Je me suis également intéressée à la question de l’expatriation, car j’ai vu que de nombreuses personnes envisagent de s’installer ailleurs pour diverses raisons. Par exemple, le sujet de l’expatriation aux USA a attiré 3,1 k vues en janvier 2024. Cette tendance montre un intérêt croissant pour la mobilité internationale, même si cela implique de nombreux problèmes. Quant à moi, je continue à explorer mes options tout en espérant trouver un CDI stable à Limoges.


